Critique: Rift of the Necrodancer
Voici notre critique du jeu Rift of the Necrodancer, testé sur Nintendo Switch.

Genre: Rythme, Musique
Développeur: Brace Yourself Games
Date de sortie: 5 février 2025 sur PC, 27 mars 2025 sur Nintendo Switch
Disponible sur Nintendo Switch et PC.
Si vous êtes un amateur de jeux de rythme, Necrodancer est un nom qui vous dit probablement quelque chose. En effet, Brace Yourself Games possède de l’expérience dans le domaine. Avec Crypt of the Necrodancer et Cadence of Hyrule, ce studio indépendant canadien a connu des succès retentissants. Lorsque Nintendo vous permet d’adapter une propriété intellectuelle comme celle de The Legend of Zelda pour l’adapter à votre formule, il est évident que vous détenez une perle. Rares sont les gens qui peuvent s’en vanter. Pourtant, Cadence et le Necrodancer ont été plutôt silencieux ces dernières années. Cela jusqu’à aujourd’hui! En effet, Cadence et ses amis sont de retour pour une nouvelle aventure musicale, mais, plutôt que d’avoir droit à une suite, nous avons droit à une toute nouvelle formule!

Le retour du Necrodancer
Cadence, l’héroïne, affrontait des créatures terrifiantes dans un donjon à l’aide de sa pelle. Soudainement, un portail apparut et l’aspira dans une autre dimension, changeant en même temps sa pelle en guitare. Malheureusement ou heureusement pour elle, tous ses amis furent également aspirés et se retrouvèrent prisonniers de cet univers étrange. La ville dans laquelle ils se trouvent maintenant semble sous le charme d’un être maléfique et de plus en plus de portails apparaissent. Ces portails transportent des vagues de monstres venus s’emparer de l’âme des habitants. C’est donc à Cadence et à ses amis qu’il revient de régler le problème.



Pour poursuivre l’aventure, vous pourrez vous lancer dans le mode histoire. Dans ce mode, il vous faudra maîtriser la plupart des chansons du mode Arcade, entrecoupées de mini-jeux, des combats de boss et des fragments d’histoire. L’intrigue est racontée à travers des dialogues et des dessins accompagnés uniquement de quelques bruits. Un doublage complet aurait été apprécié, mais le jeu compense par la qualité de sa présentation. L’histoire ne brille pas par son originalité, mais elle n’est pas mauvaise pour autant. Bien qu’il y ait peu de surprises, il y a quelques moments vraiment drôles.

Une toute nouvelle formule
Ce qui est le plus surprenant dans ce nouvel opus, c’est la façon dont l’équipe a choisi de s’y prendre. Au lieu d’un dungeon crawler, nous avons droit à un clone de Guitar Hero, mais avec des monstres à la place des notes. Les ennemis défilent comme le feraient des notes de musique dans Guitar Hero et vous devez appuyer sur la touche correspondante au bon moment pour les attaquer. Vous pouvez utiliser le D-Pad ou les touches A B X et Y pour jouer toutes les notes en même temps tout en gardant le rythme. Chaque ennemi que vous laisserez passer vous fera subir un point de dégât et vous pourrez vous guérir en attrapant la nourriture sur la piste. Bien qu’il ne soit pas aussi novateur que Crypt of the Necrodancer, ce format saura certainement attirer plusieurs joueurs. Toutefois, même si le format a changé, vous serez heureux d’apprendre que la complexité est restée la même. C’est ce que nous verrons dans les prochains paragraphes.


Un bestiaire musical
Ce qui rend cette nouvelle formule si efficace n’est pas la moitié Guitar Hero du jeu, mais bien sa moitié Necrodancer. Bien que le jeu serait amusant s’il ne s’agissait que d’appuyer sur les bonnes touches au bon moment, les monstres apportent une tout autre profondeur. En effet, chaque monstre réagit de manière unique sur la piste. Les slimes et les squelettes de base n’ont rien de spécial, mais les choses se compliquent rapidement. Le jeu vous présentera rapidement des monstres plus complexes, comme les chauves-souris qui, lorsqu’elles sont touchées, reculent d’une case et se déplacent sur le côté. Imaginez-vous jouer à Guitar Hero, mais avec des notes qui se déplacent une fois qu’elles ont été jouées. C’est exactement ce que propose Rift of the Necrodancer. Cela rend l’exercice mental beaucoup plus difficile, car, en plus de maintenir le rythme et d’analyser les notes à venir, vous devez également considérer la réaction de chaque adversaire.


La chauve-souris n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Le bestiaire est varié et les mouvements des ennemis sont surprenants. Vous devrez maîtriser un total de 27 ennemis et chaque chanson les combine de façon différente. Les squelettes sont ceux qui apparaissent dans le plus grand nombre de formes. Ceux avec les boucliers demandent de doubler ou de tripler la note et les noirs reculent d’une case, tandis que ceux en or reculent jusqu’à ce qu’ils rencontrent un obstacle. Il y a aussi les zombies, les tatous et plusieurs autres. C’est un mélange de genre parfait qui combine rythme et combats de manière exemplaire.


Les choses se compliquent
Comme si cela ne suffisait pas, certains niveaux ajoutent des défis supplémentaires, comme des portails ou des cases de déplacement. Ces types de modifications sont plutôt rares, et j’aurais aimé voir plus de variété à ce niveau. Les cases de déplacements font exactement ce que leur nom indique. Ce sont des cases qui provoquent le déplacement des ennemis lorsqu’ils y atterrissent. Les portails, quant à eux, entraînent une téléportation des adversaires: ils disparaissent par un portail et réapparaissent par un autre. Ces deux modificateurs vous obligent à rester extrêmement vigilant et à bien faire appel à vos réflexes, puisque votre temps d’analyse est raccourci. Puis, comme dans la plupart des jeux de ce genre, vous aurez la possibilité d’activer le mode éclair, qui multipliera par deux votre multiplicateur de points et vous protégera des dégâts pendant une courte période.



Les niveaux de difficulté
Nous parlons de ce qui influence la complexité depuis un bon moment, mais ce qui l’affecte le plus est le niveau de difficulté. Dans le mode facile, le jeu est vraiment très accessible. Ce n’est pas le genre de jeu dans lequel j’excelle le plus et je trouve quand même cette difficulté un peu trop simple. C’est avec le niveau de difficulté moyen que je trouve ma zone de confort. Les premières chansons sont simples, mais juste assez difficiles pour qu’elles soient satisfaisantes et les plus endiablées me demandent beaucoup de pratique. Pour ce qui est de difficile, même après plus d’une dizaine d’heures de jeu, je réussis à peine à faire les quelques premières chansons. Pour ce qui est de la dernière difficulté, impossible, elle porte bien son nom. Très peu de gens occupent les tableaux de classement dans ce mode de jeu, je dirais que 99 % des joueurs ne seront jamais capable de compléter plus d’une chanson dans ce mode, mais il faut bien qu’une telle difficulté existe pour les autres!




Mode remix et mode vendeur
En plus de contenir 36 chansons, Rift of the Necrodancer permet de jouer à des versions remixées de chacune d’entre elles. Vous n’aurez donc pas accès à 36 chansons, mais plutôt à 72. D’accord, ce ne sont pas les chansons qui sont remixées, c’est uniquement les ennemis, mais c’est tout de même génial. Il s’agit de versions encore plus exigeantes, ce qui rend le mode « Remix » en difficulté « impossible » un véritable cauchemar. Vous aurez aussi la possibilité de jouer en mode « vendeur » et celui-ci fait tout le contraire. Cette fois-ci ce n’est pas les notes qui sont modifiées, mais l’audio. Effectivement, vous serez accompagné du marchand devenu chanteur d’opéra, ce qui ajoutera un peu d’humour dans votre session de jeu. Le mode « vendeur » n’est rien de plus qu’un clin d’œil humoristique et je dois avouer qu’il m’a fait sourire plus d’une fois.

Des mini-jeux et plus encore!
Dans l’histoire ainsi que dans l’onglet « Bonus », vous pourrez participer à divers mini-jeux. Vous pouvez voir deux exemples de ces derniers, soit le yoga et la séance photo, ci-dessous. Même s’ils n’ont rien de très spécial, ils sont un peu comme le mode vendeur. Ils servent à renforcer l’aspect humoristique du jeu plutôt que de lui donner de la profondeur. Il faut donc les prendre à la légère et c’est exactement ce qu’ils sont: légers.



Dans la section « Bonus », vous aurez non seulement accès aux mini-jeux, mais aussi aux combats de boss, aux défis et au bestiaire. Le bestiaire, comme son nom l’indique, est la liste des ennemis disponibles. Les combats de boss vous permettent de combattre les boss en dehors de l’histoire et, pour ce qui est des défis, ce sont de vrais défis. Je veux dire par là que vous aurez probablement envie d’abandonner bien avant de les avoir terminés. Ces défis vous demanderont d’achever des passages de chansons avec des limites strictes, telles que ne jouer que des notes parfaites, remplacer les ennemis par des points d’interrogation ou les rendre invisibles au-delà du mi-écran. Je vais vous avouer que je suis loin d’être assez doué pour ce mode de jeu, mais il devrait combler les plus intrépides d’entre vous.
La musique
Un jeu comme Rift of the Necrodancer ne vaudrait pas un sou s’il n’était pas rempli de perles musicales. La bonne nouvelle est que, dans ce département, il vaut son pesant d’or. Les chansons sont de vraies réussites et elles touchent à plusieurs genres grâce à une belle brochette de compositeurs tous aussi talentueux les uns que les autres. La bande-son de ce jeu plaira autant aux amateurs de techno qu’aux admirateurs de guitare électrique. C’est une trame sonore qui m’a marqué et je suis certain qu’elle vous séduira également. Il est regrettable que la section « Bonus » ne propose pas de lecteur pour écouter uniquement les pistes musicales du jeu. Toutefois, vous pouvez écouter l’intégralité de la trame sonore sur la page YouTube de Brace Yourself Games. Bien que l’ensemble de la trame sonore soit impressionnante, je dois dire que j’ai un faible pour les créations de Jules Conroy.
Voici trois de mes pièces favorites:



La chasse au High Score
La musique est certainement une bonne raison de jouer à ce jeu, mais la chasse au meilleur score en est aussi une bonne. Se classer parmi le top 100 des joueurs est un bon défi et, si vous êtes un tantinet compétitif, cela devrait vous occuper un bon bout de temps. Les défis journaliers sont aussi une bonne façon de montrer vos talents à la planète entière. Pour chaque chanson et pour chaque difficulté, vous aurez la possibilité de figurer sur le tableau de classement. Vous pourrez également affronter vos amis dans une compétition pour essayer d’atteindre le meilleur score, mais ce serait encore plus intéressant en personne. Malheureusement, le jeu ne propose pas de mode multijoueur, ce qui est un peu regrettable.


Necro Hero
Rift of the Necrodancer est un jeu de rythme hors du commun. Il combine habilement le plaisir de Guitar Hero avec la complexité de Crypt of the Necrodancer. La trame sonore est incroyable, les niveaux de difficulté sont adaptés à tous les types de joueurs et le nombre de chansons disponibles est surprenant. Bien que la version PC dispose d’un éditeur de chanson et de la possibilité de télécharger les chansons de la communauté, c’est tout de même plus agréable de jouer à ce genre de jeu sur une console portable, comme la Nintendo Switch. Rift of the Necrodancer est au jeu surprenamment addictif, pas très dispendieux et rempli de contenu. Un incontournable pour tous les fans de jeu de rythme. Je lui donne la note de 8.5 sur 10.
Points positifs :
- Une trame sonore incroyable
- Une jouabilité qui frôle la perfection
- Un mélange de genres idéal
- Il y a des niveaux de difficulté pour tous les goûts. De facile à impossible, vous trouverez votre zone de confort et réussirez à en sortir.
- La présentation est superbe
- Le nombre de chansons est surprenant
- Les différents modes de jeu ajoutent beaucoup de rejouabilité
Points négatifs :
- La version pour la Nintendo Switch ne contient pas l’éditeur de chansons
- Il faut mentionner que, même en difficulté moyenne le jeu est un sacré défi, cela pourrait rebuter certains joueurs.
- Aucun mode multijoueur

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Rift of the Necrodancer. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
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